Quel rapport à l’IA ?

IA prenons du recul

Difficile aujourd’hui d’échapper aux débats sur l’intelligence artificielle.
Entre les discours annonçant une révolution totale et ceux qui rejettent l’IA par principe, il devient parfois compliqué de trouver un espace de réflexion nuancé.
C’est précisément ce qui nous a intéressés dans un récent échange entre Pauline Laigneau et Olivier Sibony, consultant, auteur et enseignant, spécialiste de la prise de décision stratégique.
Car au fond, la question la plus importante n’est peut-être pas l’IA elle-même.

La véritable question est notre rapport à elle.
Quelles tâches pouvons-nous déléguer ?
Quelles décisions devons-nous conserver ?
Comment continuer à exercer notre jugement lorsque des réponses immédiates, convaincantes et souvent pertinentes sont disponibles en quelques secondes ?
Le sujet dépasse largement la technologie.
Il touche à notre capacité à réfléchir, à douter, à vérifier et à décider.

Dans les métiers de la communication, de la création et de l’activation, cette réflexion est particulièrement importante.
Chez Thelittlebig, nous utilisons l’IA quotidiennement.
Pour rechercher, synthétiser, explorer des pistes ou accélérer certaines tâches.
Il serait difficile de se priver d’un tel outil.
Mais nous sommes également convaincus que la valeur de nos métiers ne réside pas uniquement dans la production d’idées ou de contenus.
Une machine analyse le monde.
Elle ne le vit pas.

L’intuition qui permet de sentir une évolution culturelle, la compréhension d’un comportement émergent, l’émotion ressentie lors d’un événement, la rencontre qui fait naître une idée ou la sensibilité qui transforme un concept en expérience restent profondément humaines.
Cette réflexion n’est pas sans rappeler un personnage de fiction souvent cité lorsqu’on parle d’intelligence artificielle : Jarvis, dans Iron Man.
Jarvis est capable d’analyser, d’optimiser, d’anticiper et de calculer à une vitesse impressionnante. Pourtant, ce n’est pas lui qui crée, qui doute, qui prend des risques ou qui décide.
C’est Tony Stark.
Peut-être que l’avenir de l’IA ressemble davantage à cette relation qu’à une opposition entre l’humain et la machine.
Un formidable copilote, capable de nous rendre plus rapides, plus efficaces et parfois même plus intelligents.

À condition de ne jamais lui abandonner ce qui fait la richesse de nos métiers : le jugement, la créativité et la capacité à comprendre profondément les humains auxquels les marques s’adressent.

Retrouvez le podcast ici :
https://open.spotify.com/episode/1sIOLk04tAV0sJjJrLVMvx?si=zik9xvLoSSal3B7h00324Q

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